Camembert Alu - Les Mites de Zizi-Feu

ou
La veine tante-hâtive, deux rangs de Roms... ah...? Je...

Stop ! On arrête tout ! Ça suffit l'autophilie masturbatoire !
Maiiis ouiii..., jeee saiiis.., tu voudrais que j'dise :
"Hum hum...
...Messieurs ? Pourriez-vous m'accorder un instant... moins onaniste, je vous prie ?"
Mais mordieu, ferme ta caverne à chicots et ouvre grand tes caissons, parce que y'en a ras l'falzar de vos astiquages neuronaux aussi improductifs que la Tesla d'Elon Musk en orbite.

Et gnagnagna la conscience, et blareuh blareuh la théorie des cordes, et patapon un tabouret est-il plus stable sur trois ou quatre pieds...
FERME-LA À TOUT JAMAIS, NOM D'UNE PERRUCHE !

Tout ça, on verra après.
Tout ça, c'est des paillettes et du Gucci-Chanel réchauffé d'la veille au micro-ondes. Juste parce que tout le monde esquive la VRAIE question.
La SEULE question.
Toujours la MÊME question autour de laquelle tout le monde tourne depuis des siècles.
Mais va falloir stopper l'edging et y mettre le doigt à la fin, et pas que le doigt, j'te l'dis direct.

La seule et unique question qui vaille le coup d'être posée, c'est Camus qui l'a posée, y'a plus de 80 piges, en plein pendant l'Occupation, alors tu vas me faire le plaisir de clore ton pot à mégots et de prêter attention à ce qu'a sorti le Tonton :

Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide.

Tout c'que j'dis là, c'est d'la paraphrase, c'est du repompé.
...comme tout le reste, t'as pas tort. Mais là, c'est de l'hommage, Camarade ; c'est même davantage que ça : c'est ma façon à moi de tomber à genoux, le cœur gonflé de gratitude et la tête farcie d'humilité.
Ce bouquin, il m'a tellement marqué que mes draps s'en souviennent. Et pourtant, j'ai jamais pu le lire d'une traite. Me faut toujours quelques semaines pour digérer un chapitre. C'est pas La Morale Anarchiste de Kropotkine ou les Pensées pour Moi-Même de Marcus Aurelius, tu vois, ce genre de bouquin que tu peux dévorer et utiliser comme outil.
Nan, là j'te parle d'un essai qui vient mettre ses doigts sales de français du siècle dernier (et pas de la décennie la plus propre, en prime !) tout au fond de ton pot de miel, et qui t'en tartine le visage pendant que la personne dont t'étais raide dingue (celle qui t'a largué comme on jette une magazine Decathlon) rigole au fond de la pièce.
Tu le sens le goût sucré-mais-amer-il-faut-que-ça-cesse-mais-ne-t'arrête-pas ? Tu l'as, la remontée de Picon-Suze ?

C'est dégueu mais c'est Tradition et Terroir, alors boutonne-toi et en avant Guingamp.

Nietzsche disait, grosso merdo : y'en a ras le Wagner de ces roteux qui ont le verbe facile mais un chêne centenaire dans la paume de la paluche. D'ailleurs, ça a même donné une reprise par Dalida : Parole, parole, parole.
Pour Tonton Albert comme pour Tonton Friedrich, "avoir une parole impeccable", ça voulait dire, bien évidemment, que si t'annonces, tu prouves. Prosélyte ? T'as intérêt à être digne de ton étendard, si tu m'le fous dans l'cornet à longueur de soirée.
Et donc, si on en parle, c'est jusqu'au bout, et c'est parce qu'on y a sérieusement pensé, qu'on l'a envisagé, qu'on a été à vingt secondes à peine de la rame de métro, à un litre près de l'exsanguination par voie carpienne, à 150 milligrammes de la benzoverdose.
La question du suicide est éthiquement mandée à tout Vir qui compte mener par l'exemple : celui qui n'y aura pas trouvé de réponse sera mené de facto à remplacer l'interrogation par un point final, péremptoire et catégorique.

Arrête de t'agiter, j'te la fais simple la question :

La vie vaut-elle, ou ne vaut-elle pas, la peine d'être vécue ?

Atta, comme t'es un peu... jeune, voilà, on va dire ça ; comme t'es un peu jeune, j'vais te mettre en évidence et t'expliquer en quoi chaque kystensueur de mot dans cette échardesousongle de phrase est judpoubelle d'important.

T'as vu, j'ai fait un effort sur les jurons.

Non, j'ai pas fait un effort pour qu'y en ait moins... tu m'as pris pour un bourgeois ou quoi ?!
Nan, j'suis vulgaire, j'porte des rangeos, je fume du tabac brun, je pisse contre les arbres même quand chuis sobre — c'est rare, mais ça arrive — et je gueule en public quand j'me passionne. Par contre, j'me suis démerdé pour qu'mes ponctuations fleuries soient au maximum "espace-intersectionnel-pour-princes•ses-capricieux•ses", si tu vois c'que j'veux dire.
C'est un effort de ma part ; on m'a rien demandé, et j'ai pas fait ça par pression sociale ou j'sais-pas-quoi-mon-dos-sur-la-cheminée. J'ai fait ça parce que j'aime faire des cadeaux et prouver que j'peux faire des efforts même quand, de base, je m'en tamponne l'oreille avec une babouche. La seule chose que j'demande en échange, c'est de la bienveillance dans l'échange, si tu veux échanger (avec ou sans moi) à propos de mon plagiat-assumé du Mythe de Sisyphe (1942) de Camus.

Principe de Bienveillance : pars du principe que j'suis pas méchant — ni débile, inculte, ou atteint d'une forme avancée de dégénérescence cérébrale — mais simplement, comme tout le monde par instants, maladroit et un peu nombriliste ; donc si y'a quoi que ce soit qui te brusque émotionnellement ou intellectuellement, il est désormais établi en préambule que la raison en est :

  1. soit une blague nulle de ma part — et donc, inutile de s'attarder dessus, tu voudrais quand même pas alimenter mes blagues nulles, si ?
  2. soit si vraiment c'est impossible de trouver ça marrant pour quiconque possède une matière grise (même dans le contexte : France, 1942), c'est peut-être que je ne connais pas cette blessure particulière, et par conséquent, il t'est toujours possible de m'en parler en tête à tête calmement et avec andragogie, dans le but de me vulgariser et me traduire cette notion que j'n'ai pas ; de mon côté, j'te promets de t'écouter sincèrement, si ça compte pour toi.
    Nota Bene : j'te promets absolument pas que tu comptes pour moi au point de me faire changer de méthode ou d'avis sur quoi que ce soit, hein. (Enfin, sauf si tu fais partie de ces gens-là qui ont piraté mon système d'exploitation et codé des "sentiments" dedans, mais si t'es de ceux-là, t'es déjà au courant, et tu m'as déjà parlé de ce qui te gêne dans mes textes, puisque, comme c'est important pour moi, tu les as lus et tu me critiques comme Boileau l'a expliqué... pas vrai ?)